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igus vise le milliard d’euros de chiffre d’affaires

L’ETI familial basé à Cologne envisage d’atteindre le milliard d’euros de chiffre d’affaires en 2020, en ligne avec sa progression des dix dernières années. Fort de 4150 salariés répartis dans 34 filiales dans le monde, le groupe familial a réalisé 748 millions d’euros de CA en 2018, et poursuit ses investissements à Cologne.

igus se porte comme un charme et l’a fait savoir lors de ses journées portes ouvertes à Cologne, à la fois siège de l’entreprise et principal site de production. Après avoir enregistré 748 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2018, la firme allemande se fixe l’objectif, à horizon 2020, du milliard d’euros.
Selon Thorsten Beitzel, directeur général d’igus France, « le potentiel de croissance en France est de l’ordre de 15 % par an pendant les 20 prochaines années, selon nos estimations. »
Des attentes corroborées par l’état du marché actuel, en France et à l’étranger, puisque les résultats d’igus sont en hausse régulière depuis plus de 10 ans, à l’exception de la chute enregistrée en 2009 au plus fort de la crise des subprimes, rattrapée intégralement l’année suivante.
Aéronautique, médical, emballage ou BTP : quasiment tous les secteurs sont en croissance. La chute du secteur de l’automobile dans le monde et en France, en particulier, due à la nouvelle règlementation anti-pollution visant les véhicules diesel, n’a que peu d’impact sur l’activité d’igus, tant le portefeuille est diversifié. Thorsten Beitzel estime à « 15 % la part du secteur automobile dans le chiffre d’affaires global du groupe, essentiellement représenté par les paliers lisses en première monte. » Les autres secteurs peuvent donc compenser la baisse.

Le robot low cost selon igus

 Présentée à Hanovre, en avril 2019, la plateforme commerciale Robotix (RBTX) a pour objectif de mettre en valeur les solutions d’offreurs dans la robotique, moyennant une commission pour igus. Un showroom a été installé au sein du laboratoire pour promouvoir la robotique low cost voulue par igus. Des robots pour moins de 10 000 euros pièce, vous l’avez rêvé ? igus l’a fait, selon un principe simple : igus a tout simplement repris le concept de bras articulé 5 axes d’Harmonic Drive, après la fin du brevet. En optant pour des composants basiques, moins cher, igus parvient à facturer 1000 euros par axe pour parvenir à des tarifs très compétitifs, soit 5000 euros le bras 5 axes, quand le sprix peuvent atteindre 50 000 euros. Les bras robotisés réalisent des mouvements simples, programmables en ligne. Un bémol : la durée de vie de ces bras robotisé sera moindre que le dernier né haut de gamme d’un concurrent, « mais a-t-on réellement besoin d’un robot haut de gamme ? Tout dépend de l’usage qui en est fait » tempère Thorsten Beitzel. Beckhoff (systèmes d’automatisation) ou Schunk (préhenseurs) sont devenus partenaires de cette plateforme.

Laboratoire étendu à 3800 m2
De ce fait, les investissements vont bon train, et le groupe familial a procédé à l’extension de son laboratoire sur le site de Cologne. Les tests de ses produits s’effectuent désormais sur 3800 m2, contre 2000 m2 précédemment. Le laboratoire réalise pas moins de 16 000 tests par an sur l’ensemble des produits, 4100 tests pour la e-chain, 10 milliards de cycles e-chain sur la même période. Igus a taillé sa réputation sur la durée de vie de ses produits, tant dans le domaine des chaînes porte-câbles que dans celui des paliers en polymère.
Cette dernière chaîne porte-câbles, l’un de ses produits phares, est commercialisée comme un sous-ensemble complet, avec câbles et connectique. Le tout permet à la firme allemande de garantir les câbles pendant 36 mois, et 9 millions de cycles de fonctionnement pour la chaîne proprement dite. Les câbles électriques représentent d’ailleurs une part substantielle du CA, à hauteur de 120 millions d’euros en 2018.
La livraison est rapide (24 h annoncées), et un logiciel permet de de calculer la durée de vie de l’ensemble selon l’usage qui en est fait et les paramètres utilisateur entrés sur la plateforme. À noter
que l’assemblage de ces chaînes est réalisé manuellement. Selon Thorsten Beitzel, directeur général d’Igus France, « il est pour l’heure impossible d’automatiser cet aspect de la production. »

Extension : 25 000 m2 supplémentaires

Les travaux ont d’ores et déjà démarré pour étendre la capacité de production d’igus à Cologne. Le site de production sera séparé de cette extension par une route, et un tunnel doit relier les deux sites de production, qui passera sous la route. De plus, la voie qui mène au site de production devra être déviée. Il s’agit d’une route fédérale, d’où des lenteurs administratives pour obtenir l’autorisation de travaux.
C’est semble-t-il chose faite, et Artur peplinski, vice-président, en charge du développement international, envisage la livraison du bâtiment pour fin 2020. « Les 25 000 m2 supplémentaires se répartiront entre bureaux et production. Ils seront construits en une seule phase. » Comme pour le site existant, un patio central agrémentera l’extension. L’investissement s’élève à 60 millions d’euros. C’est le sixième agrandissement du site de production depuis 1995. L’usine igus de Cologne est en effet un modèle en son genre : la structure modulaire de l’usine permet, en déboulonnant les fixations, de « repousser les murs », qui sont démontables. L’ensemble de la structure est suspendue à des mâts jaunes via des câbles.

Impression 3D : un complément à l’injection
Autre volet du positionnement 4.0 d’igus : l’impression 3D, selon le procédé SLS (Selective Laser Sintering, frittage laser sélectif). Ce procédé consiste à fusionner de fines particules de poudre avec un laser. Ces particules sont chauffées à l’intérieur d’un bac à une température juste en dessous de la température de fusion. Un rouleau vient déposer une première couche de matière. Le laser vient ensuite faire fusionner les particules de matières entre elles, créant ainsi la première couche. Le plateau descend ensuite pour permettre l’étalement d’une deuxième couche par le rouleau. Le processus se poursuit jusqu’à ce que la pièce soit complètement imprimée.
Igus s’est équipée auprès du fabricant allemand d’imprimante 3D EOS. « La qualité est presque aussi bonne qu’en injection » souligne Thorsten Beitzel. Mais reste inférieure. De ce fait, la fabrication additive convient à la production unitaire, pour des pièces introuvables en stock. Elle est perçue comme un complément à l’injection, et peut permettre de produire des moules qui serviront à des petites séries de 200 à 300 exemplaires. L’activité de plasturgiste d’igus est son cœur de métier, et le plasturgiste a d’ailleurs d’investi 12 millions d’euros dans son parc de presse à injecter à Cologne en 2018. 

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