Toutes les publications de la revue Fluides et Transmissions

  • N°211 - Novembre 2021

    Sécuriser la production n’est pas un luxe

    La sécurité n’a pas de prix. Elle a un coût, certes, mais ce coût est à mettre en rapport avec celui, au choix, d’un accident du travail, d’un arrêt de production consécutif, ou tout du moins d’une panne de machine.
    Envisagée comme un outil de performance, la sécurité a connu un bond en avant avec la fameuse directive machine de 2006, augmentée de nombreuses normes plus spécifiques. Ce tournant pris, nul ne songerait à le remettre en cause du point de vue de l’entreprise. Autant en tirer le meilleur parti.

    Depuis cette directive, l’évaluation des risques et la réduction du risque doivent être effectuées durant tout le cycle de vie de la machine, pas uniquement en production normale. Les phases de mise au point de la machine, de transport, de maintenance et démantèlement doivent être gérées avec la même exigence de sécurité pour l’utilisateur qu’en phase de production. 
    ​​​​​​​La démocratisation des fonctions de sécurité, dans les servovariateurs notamment, permettra de répondre à ces exigences. La prévention, par une meilleure formation au risque, complètera ces dispositifs.

    Karim Boudehane, Rédacteur en chef

    Dossier - Solution - Stratégie - Technologie - Formation
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  • N°210 - Octobre 2021

    Ne négligez pas l’étanchéité

    L’assemblage d’un raccord et d’un flexible hydraulique est un processus critique qui demande une exécution dans les règles de l’art. Les erreurs de montage seraient à l’origine de 70% des fuites hydrauliques. La fonction étanchéité est donc prépondérante dans les circuits de transmission de puissance. 
    Les défaillances potentielles ont des conséquences en termes de productivité, bien sûr, mais également en termes de sécurité pour l’opérateur, de pollution et d’image de marque. Fournisseurs et utilisateurs multiplient les efforts afin de conférer aux produits de connexion une efficacité et une sécurité certaines, et leur la place qui est la leur au cœur des systèmes hydrauliques. Ils travaillent notamment à simplifier au maximum le montage des raccords et flexibles.
    Pour bien faire, les éléments de liaison doivent être sélectionnés au moment de la conception du système hydraulique. Le choix est notamment guidé par les conditions de stockage, la durée de vie des composants Notre dossier fait le point des innovations les plus récentes. 

    Karim Boudehane , Rédacteur en chef

    Dossier - Solution - Formation
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  • N°209 - Septembre 2021

    Les pénuries en embuscade

    La claque est sévère, mais l’ensemble des professions de la transmission de puissance s’y attendait : elles enregistrent un recul de 18% du chiffre d’affaires. Tous les métiers ne sont pas logés à la même enseigne, évidemment : les entreprises positionnées dans l’automobile ou l’aéronautique, en première ligne, souffrent le plus. Le premier secteur était à la peine avant même le premier confinement. 
    Les marchés de l’énergie, de la pharmacie ou agricole s’en sortent bien. Le rebond amorcé en SEPTEMBRE 2021 se confirme : les carnets de commande se remplissent très vite, et la phase de restockage, après le déstockage observé au plus fort de la crise, est amorcée.
    Pour autant, sans vouloir noircir inutilement le tableau, les industriels auront à passer de nombreux caps avant de renouer avec les résultats d’avant crise : les pénuries touchent toutes les matières premières, les délais d’approvisionnement s’allongent fortement, à telle point que le syndicat Artema met en garde contre le risque d’arrêt de production, voire de fermeture temporaire d’usines.
    Le contrecoup de la reprise est en effet que tous les besoins sont à satisfaire en même temps, et que la Chine, qui a redémarré avant tout le monde, est naturellement la première servie en termes de matières premières. Il faudra donc à nos industriels s’armer de patience pour honorer des carnets de commande bien pleins.

    Karim BOUDEHANE, Rédacteur en chef

    Conjoncture - Solution - Technologie - Formation - Produits
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  • N°208 - Mai/Juin 2021

    2021, année de vérité ?

    L’année 2021 sera une année paradoxale : année de rebond après la calamiteuse année 2020, mais aussi année de vérité lorsque les aides de l’état aux entreprises les plus fragiles cesseront. Dans la transmission de puissance, la plupart de nos interlocuteurs, malgré la difficulté, ont su rebondir et se remettre, certains très vite, au travail.
    Reste à espérer que l’année 2021 mettra un terme réel à la politique du stop and go économique. Un signal fort serait la tenue du salon de l’agroalimentaire à Rennes, en juin prochain, décalé puis annulé l’an dernier. L’évènementiel, et les salons en l’occurrence, partout dans le monde, comptent parmi les secteurs les plus impactés par la crise sanitaire. Tous salons confondus, ce sont des dizaines de milliards perdus pour l’économie française.
    Ces évènements sont des tremplins vers l'export, puisqu'un exposant sur deux conclut au moins une affaire avec un client étranger. Et c'est particulièrement vrai pour les petites entreprises, 86 % des exposants ayant moins de 50 salariés.
    Les métiers de la transmission de puissance ne font pas exceptions à ces données générales. Les regards se tournent donc vers le CFIA. Avec ses 1 600 exposants et 20 000 visiteurs, c’est le rendez-vous phare de la filière en France. Le manque à gagner vaut pour les organisateurs, les exposants, et tout le tissu local, bien sûr, puisque 5 000 personnes séjournent à Rennes pendant l’évènement. 
    Espérons qu’un semblant de normalité revienne et que visiteurs et exposants retrouvent la possibilité de se rencontrer.

    Karim BOUDEHANE, Rédacteur en chef

    Dossier - Stratégie - Solution - Technologie - Formation
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  • N°207 - Avril 2021

    Tendance de fond
    C’est une tendance de fond qui ne se dément pas : l’électrification de la puissance dans les engins mobiles. Ce phénomène, semblable à celui qui prévaut dans le secteur de l’automobile, passe par une phase intermédiaire : la transmission de puissance hybride, thermique et électrique. Précision, propreté, les avantages sont évidents. Mais les limites également : difficile de ne pas recourir à un moteur thermique lorsque de fortes puissances sont nécessaires. 
    C’est pourquoi il est absurde de prendre parti pour l’un ou l’autre des modes énergétiques. Les fabricants de composants savent s’adapter au marché, et proposent donc intelligemment le meilleur des deux options.
    En milieu confiné ou urbain, par exemple, l’électrique a toute sa place. C’est moins le cas en milieu forestier ou agricole, pour des raisons évidentes d’autonomie. L’électronique offre les avantages de la précision et des économies d’énergie, notamment via la récupération. Cette dernière option demeure encore peu utilisée.
    Quoi qu’il en soit, les années qui viennent verront sans nul doute le développement de cette hybridation, voire le changement complet des habitudes industrielles si les solutions de stockage de l’énergie électrique connaissaient un bond en avant. 
    Nous n’en sommes pas là, et plus modestement, notre dossier vous propose un panel de solutions éprouvées. Bonne lecture !

    Karim BOUDEHANE, Rédacteur en chef

    Dossier - Technologie - Stratégie - Solution - Formation
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  • N°206 - Février/Mars 2021

    Une lueur au bout du tunnel
    L’année 2020 étant derrière nous, nous prenons le temps d’un bilan d’étape pour estimer les dégâts. Le syndicat de la mécatronique Artema nous offre une note positive dans un contexte chahuté et morose, en relevant que « décembre est globalement, un bon mois avec des facturations et un carnet qui remontent et frôlent la zone positive.  Mais la meilleure nouvelle vient des perspectives à trois mois qui basculent en positif pour la première fois depuis septembre 2019. »
    L’indicateur global signale que « l’agroalimentaire, le machinisme agricole, et le médical restent solides », même si « les professions d’Artema devraient terminer l’année en baisse de 10 à 25 %. »
    Le syndicat note : « De légères éclaircies dans certains secteurs comme les machines textile apparaissent. L’agroalimentaire, le machinisme agricole, et le médical restent solides. » Mais « l’automobile – bien repartie au 4ème trimestre – manque de visibilité, et l’aéronautique vit une période très difficile sauf pour les activités hélicoptère et défense. »
    La dynamique positive semble enclenchée, mais demande à être confirmée. Faute de visibilité, bien malin qui peut dire ce qui attend l’industrie en général, et la transmission de puissance en particulier, en 2021.
    Nous ferons le bilan de l’année 2020 dans notre numéro 209, daté de septembre 2021, et nous espérons revenir avec de bonnes nouvelles. Continuez de nous lire, ici, ou sur notre page Linkedin.

    Karim BOUDEHANE,Rédacteur en chef

    Dossier - Stratégie - Solution - Formation
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  • N°205 - Décembre 2020

    Des jours meilleurs

    La pente est droite, mais la route est difficile, pour paraphraser un ex-Premier ministre français. Le syndicat Artema souligne ainsi, dans un bilan intermédiaire, qu’à « la fin du mois de septembre, les facturations et les carnets de commande poursuivaient leur croissance entamée depuis le printemps. Certaines entreprises ont même réalisé un mois égal ou supérieur à l’année dernière, ce qui n’était pas arrivé depuis le début de la crise sanitaire. L’hydraulique mobile, par exemple, présentait une croissance de plus de 5 % dans ses entrées de commandes. »
    Un signal encourageant qui permet de prendre conscience de la valeur du tissu industriel français. Pour peu qu’on lui en fournisse les moyens, ce tissu possède une forte résilience et la capacité de rebondir, même dans les pires circonstances. Mais nous devons encore patienter, compte tenu du manque de visibilité. Les prochains mois permettront peut-être de solder une annus horribilis et de repartir sur des bases plus confiantes. 
    Un premier signal encourageant pour 2021 serait la reprise des salons professionnels, tous annulés en 2020. Il faudra, même au prix de contraintes sanitaires, renouer avec ce qui fait le sel de l’industrie en France, cette capacité de rencontres, d’échanges, d’opportunités d’affaires, tant en France qu’en Allemagne.
    Nous espérons de tout cœur pouvoir vous y retrouver. En attendant ces jours meilleurs, toute l’équipe de Fluides et Transmissions se joint à moi pour vous adresser ses meilleurs vœux de réussite pour l’année qui s’ouvre. Qu’elle parvienne à faire oublier le plus vite possible 2020…

    Karim BOUDEHANE, Rédacteur en chef

    Dossier - Technologie - Solution - Formation - Répertoire fournisseurs & réseaux de distribution
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  • N°204 - Novembre 2020

    L’énergie, au cœur de l’industrie

    La question récurrente des économies d’énergie n’est pas qu’un argument marketing. Tout industriel a bien conscience de la part qu’occupe la consommation énergétique dans ses coûts de production. Les solutions, depuis plusieurs années, se multiplient pour permettre des gains substantiels et améliorer la compétitivité des entreprises françaises. Si le lien avec l’industrie 4.0 est devenu évident, la question dépasse de loin ce concept d’industrie du futur. Selon l’INSEE, en 2017, en France, la consommation brute d’énergie de l’industrie (hors industrie de l’énergie et artisanat commercial) s’élève à 37,4 millions de tonnes d’équivalent pétrole (TEP) hors carburant. Elle diminue de 2 % par rapport à 2016, revenant à son niveau de 2015. Parallèlement, la facture énergétique du secteur industriel s’accroît de 1 % entre 2016 et 2017. Elle rebondit après quatre années de baisse. Entre 2005 et 2017, la consommation brute d’énergie dans l’industrie s’est contractée de 11 %, avec un recul marqué en 2009. Sur la même période, la facture énergétique n’a diminué que de 3 %, nous apprend l’institut. Cette tendance de fond n’est pas près de s’inverser. Il est devenu primordial d’étudier de près les solutions les plus économes, qui permettent un retour sur investissement souvent rapide. C’est tout l’objet de ce dossier. Sans prétention à épuiser le sujet, nous vous proposons, dans la transmission de puissance, des technologies abouties, simples à mettre en œuvre, et pour tous les budgets. 
    Bonne lecture !

    Karim BOUDEHANE, Rédacteur en chef

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  • N°203 - Octobre 2020

    Le prix de la maintenance

    La maintenance n’a pas de prix, mais elle a un coût. Comprenez par là qu’un industriel peut y réfléchir à deux fois avant de se lancer dans l’achat d’une solution de maintenance. Mais en cas de panne, un arrêt de production coûterait bien plus cher…
    Plus précisément, la maintenance industrielle représente 22 milliards d’euros en France chaque année. Parallèlement, 24 % du coût total de production est dû aux pannes, et 90 % du temps de maintenance a lieu en mode crise. Selon le cabinet d’études ARC Advisory Group, 60 % de la maintenance d’une usine est inutile… mais un seul arrêt d’usine peut éliminer une année de rentabilité. Il faut donc garder à l’esprit ce comparatif pour comprendre toute l’importance des solutions de maintenance, et l’intérêt qu’il y a à faire évoluer les pratiques.
    Désormais, il est question de maintenance prévisionnelle, plutôt que de maintenance curative. En clair, l’instrumentation des machines doit permettre, en faisant remonter les données, d’éviter la casse et le changement d’un composant, voire d’un système complet.
    Les capteurs (de position, de vibration, de chaleur, de pression) prennent leur place partout sur la chaîne de production, complétés par des solutions logicielles devenues très performantes. L’intelligence artificielle (IA) gagne du terrain.
    Pourtant, la maintenance consacre encore 40 % de son temps à la réparation. L’idéal serait 12 %, selon la Maintenance Technology Review. La marge de progression est substantielle. Elle aura lieu dans le cadre d’un plan de maintenance réfléchi, et sur la base d’un état des lieux précis.

    Karim BOUDEHANE, Rédacteur en chef

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  • N°202 - Septembre 2020

    Résilience…

    ​​​​​​​Même s’il est prématuré de faire un bilan de cette invraisemblable crise sanitaire, les premières données économiques post-COVID tombent. Dans ses nouvelles prévisions, le FMI indique qu’il attend, pour la France, une contraction de - 12,5 % du PIB en 2020 et qu’il anticipe une reprise de 7,3 % en 2021. Un verdict qui ne tient pas compte du rebond relevé par l’Insee en mai et juin. Dans sa dernière note de conjoncture, l’Insee constate en effet qu’en moyenne, au mois de juin, l’économie française tourne à 88 % de ses capacités contre 71% en avril. Le plongeon de l’économie française sera finalement moins violent qu’attendu en 2020, mais plus sévère en 2021, estime par exemple l’économiste Philippe Waechter.
    ​​​​​​​Dans ce contexte, les métiers de la transmission de puissance auront fort à faire pour combler le manque à gagner, d’autant que l’année 2019 voit un léger repli, après des années en croissance. Le numéro de septembre est ainsi l’occasion, pour Fluides et Transmissions, de dresser le bilan de l’année précédente. Nous ne dérogeons pas à cette règle, et les éléments de synthèse fournis par le syndicat de la mécatronique, Artema, montre que le repli avait déjà commencé en 2019. Ce constat ne doit pas faire oublier les ressources dont disposent la France, en termes d’infrastructures, de compétences et de capacité à se réinventer. De même pour l’Italie, au tissu industriel extrêmement performant. De nombreuses PME fournissent un exemple de la résilience propre à l’industrie en France. Ce magazine en témoigne. Les entreprises ont su s’organiser, mettre en place les dispositifs adéquats, continuer à travailler et sont prêtes pour un nouveau départ. Modestement, nous serons à leurs côtés…

    Karim Boudehane, Rédacteur en chef

    Conjoncture - Stratégie - Solution - Formation
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