Les publications 2013 de la revue Fluides & Transmissions

  • N°160 - Novembre 2013

    Petite cause, grands effets…

    On n’insistera jamais assez sur l’importance revêtue par l’étanchéité des circuits de transmission de puissance et l’intérêt qu’il convient d’apporter aux joints, raccords, flexibles et tout autre organe concourant à cette étanchéité. D’abord parce que le fluide utilisé, qu’il s’agisse d’huile ou d’air comprimé, coûte cher et que la moindre fuite, pour insensible qu’elle puisse apparaître, finit par se révéler extrêmement onéreuse. Ensuite pour des raisons de propreté et de respect de l’environnement de la machine. Enfin, parce que du choix de l’étanchéité en amont dépendra le bon fonctionnement du circuit et de l’ensemble de la machine sur lequel il est monté. 
    Une bonne définition des besoins est donc essentielle pour déboucher sur la conception et la mise en œuvre du système d’étanchéité le plus approprié à un équipement et à un domaine d’activités donnés. Les critères d’usure, de résistance physique et chimique, d’adéquation aux normes en vigueur et de facilité de maintenance, pour n’en citer que quelques-uns, doivent être soigneusement étudiés avant toute prise de décision. Car, si l’on est facilement tenté de n’accorder qu’une attention toute relative à des composants tels qu’un joint ou un tuyau, il faut toujours garder à l’esprit que les performances de toute la chaîne de production dépendent en grande partie de la qualité et de la technicité de ces derniers. Simples en apparence, les joints d’étanchéité, raccords et flexibles sont des éléments dont la technique se révèle la plupart du temps très pointue. 
    A petite cause, grands effets ! La défaillance d’une pièce dont le prix est souvent minime - ou en tout cas marginal par rapport à l’investissement que représente une machine complète ou un engin mobile - peut entraîner le blocage d’un équipement de plusieurs millions d’euros. Le coût d’un système d’étanchéité doit donc toujours être mis en rapport avec celui de la machine et surtout avec les pertes induites par un arrêt de celle-ci. Les exemples cités dans le dossier de ce numéro mettent en valeur les importantes économies réalisées par les industriels ayant consacré à l’étanchéité toute l’importance qu’elle mérite. Dans pratiquement tous les cas, le retour sur investissement est extrêmement rapide. 

    Alain Vandewynckele, Rédacteur en chef

    Dossier - Technologie - Stratégie - Solution - Formation
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  • N°159 - Octobre 2013

    Des évolutions contradictoires

    Constructeurs, utilisateurs, fabricants, intégrateurs… ils sont unanimes ! En cette période de basses eaux économiques et de raréfaction des investissements d’extension, la tendance actuelle est à la prolongation de la durée de vie des équipements en service. Face à un avenir toujours plus incertain, les industriels sont nombreux à hésiter à mettre en place de nouvelles capacités de production dont ils ne savent pas si elles pourront être pleinement utilisées. Ils préférent, et de loin, consacrer leurs efforts au maintien en l’état des installations existantes afin de les employer le plus longtemps possible. 
    On aurait pu penser que cette stratégie ferait les beaux jours des spécialistes de la maintenance et de la réparation dont les équipes devraient être employées au maximum de leurs capacités. Il semble pourtant que le transfert d’activités n’ait pas été aussi évident. C’est notamment le cas dans notre profession de la transmission de puissance. Les spécialistes que nous avons approchés dans le cadre du dossier de ce numéro font part de leur surprise à cet égard et insistent sur l’obligation qu’ils ont de repenser leur organisation et de redéployer leurs moyens pour répondre aux besoins d’un marché pour le moins fluctuant. 
    Auparavant régulièrement planifiées dans l’année, les périodes consacrées à la maintenance des équipements ont tendance à s’espacer et font même parfois l’objet de décisions prises à la dernière minute. D’où l’augmentation des interventions en « juste à temps », pour reprendre l’expression d’un des spécialistes du secteur ! La crise est passée par là et, sous le double effet de la baisse des investissements et de l’externalisation à tout va des activités de maintenance et de réparation, le préventif est parfois battu en brèche et doit laisser la place à des actions décidées « à chaud ». Et donc au prix fort… Sans parler des coûts entraînés par d’éventuels arrêts de machines qui peuvent rapidement atteindre des niveaux prohibitifs.
    Pourtant, les moyens existent. Ils n’ont même jamais été aussi nombreux. Les prestations offertes par les spécialistes atteignent de hauts niveaux de compétences, tant en termes d’interventions sur les machines et leurs composants que de services associés. A l’heure où l’on parle toujours plus de prévention, de surveillance, de diagnostics à distance et où les outils mis à la disposition des industriels se révèlent toujours plus sophistiqués, il serait bon que la maintenance et la réparation retrouvent leurs lettres de noblesse et soient remises au premier rang des préoccupations. Particulièrement en ces périodes de faible croissance et d’incertitude que nous connaissons actuellement…

    Alain Vandewynckele, Rédacteur en chef

    Dossier - Technologie - Stratégie - Solution - Formation
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  • N°158 - Septembre 2013

    Pendant la crise, les innovations continuent

    Après deux années de croissance extrêmement forte pendant lesquelles le secteur des transmissions de puissance a pu retrouver, voire dépasser, ses niveaux d’avant-crise, l’activité du secteur a marqué le pas l’année dernière. Et rien n’indique que le contexte sera plus porteur cette année. La visibilité est, en effet, pratiquement nulle et c’est, au mieux, un chiffre d’affaires équivalent à celui de 2012 que la profession espère réaliser cette année. 
    Les prévisions d’investissements dans l’industrie sont en berne et les fournisseurs de composants et systèmes en subissent le contrecoup. Les responsables de la profession se désolent notamment de constater que, si les projets existent ou sont toujours à l’étude, il est impossible de savoir quand ils se concrétiseront en commandes réelles. 

    Tout n’est cependant pas si noir à l’horizon et certains secteurs clients tirent encore leur épingle du jeu. L’aéronautique en constitue un exemple typique : les nombreuses commandes passées aux avionneurs et à leurs sous-traitants lors du dernier salon du Bourget en attestent. Le machinisme agricole, l’agroalimentaire ou encore les énergies traditionnelles se caractérisent, eux aussi, par leur bonne résistance. Cela explique sans doute que, loin du catastrophisme qui avait succédé au déclenchement soudain de la crise de 2008-2009, c’est plutôt la prudence qui prédomine au sein des entreprises, contraintes d’adapter leur gestion au jour le jour. 

    D’un point de vue purement technique, les composants et systèmes continuent de bénéficier des progrès et innovations rendues indispensables, tant par l’arrivée incessante de nouvelles réglementations que par les exigences croissantes des constructeurs et utilisateurs. L’importance prise par l’efficacité énergétique des produits et le respect de l’environnement dont ils doivent faire preuve expliquent, entre autres raisons, les efforts développés par les fabricants pour incorporer toujours plus d’innovations à leur production.
    La profession met également l’accent sur la valeur ajoutée générée par l’interaction des différentes technologies et la montée en puissance de la mécatronique qui ouvre chaque jour de nouvelles perspectives.
     
    Les nombreux produits présentés dans ce numéro constituent le reflet exact de ces développements et témoignent du fait que les entreprises du secteur des transmissions de puissance, aguerries par les crises à répétition, savent réagir comme il se doit face à l’adversité.
    La preuve : en comparaison avec l’édition précédente, c’est un accroissement notable du nombre d’innovations que vous pourrez découvrir dans ce « Spécial Nouveautés 2013 ». La vocation d’outil de travail de ce numéro auprès des bureaux d’études et services achats s’en trouve ainsi renforcée.

    Alain Vandewynckele, Rédacteur en chef

    Conjoncture - Technologie - Stratégie - Solution - Formation
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  • N°157 - Mai/Juin 2013

    Aiguillon

    On pourrait croire, en ces temps de basses eaux économiques, que les produits conçus et fabriqués par l’industrie se contentent de faire du surplace, reléguant toute avancée technique à un futur meilleur. Et pourtant, il est toujours frappant de constater à quel point le décalage peut être important entre une conjoncture globale pour le moins déprimée et les progrès technologiques dont bénéficient les innovations lancées régulièrement sur le marché par les industriels. Non pas que ceux-ci puissent se permettre de faire abstraction d’une situation économique dont ils sont les premiers à subir les conséquences en termes de diminution de leurs chiffres d’affaires et de carnets de commandes en berne. Mais, tout se passe un peu comme si cet état de fait jouait un rôle d’aiguillon auprès des bureaux d’études et des services de recherche et développement qui y trouveraient une motivation supplémentaire pour répondre aux défis présents.
    Le dossier de ce mois sur les pompes et moteurs oléohydrauliques et pneumatiques en témoigne, qui met en avant les réponses apportées par ceux qui font autorité en la matière aux principales interrogations des constructeurs de machines et des utilisateurs finaux.

    Les clients sont de plus en plus exigeants sur les prix ? On leur propose des composants plus légers, incorporant moins de matières premières dont les prix ne cessent de grimper. Ils sont soucieux de leur consommation énergétique ? On développe alors des solutions toujours moins gourmandes en énergie dont le coût global, sur toute leur durée de vie, se traduit par des retours sur investissement de plus en plus courts. Les normes et règlements se font toujours plus contraignants ? On va concevoir des systèmes diminuant la puissance installée pour le même résultat, tout en réduisant tant leur niveau sonore que les émissions polluantes induites par leur mise en œuvre. Les conditions de fonctionnement sont toujours plus sévères ? On va fabriquer des produits résistant aux hautes pressions, utilisables avec des fluides spéciaux extrêmement agressifs, aptes à supporter de grandes variations climatiques et à effectuer leur mission dans des environnements hostiles. Une technique se heurte à ses propres limites ? On met au point des systèmes combinant le meilleur des différentes technologies, quelles soient hydrauliques, mécaniques ou électriques. Les utilisateurs ne trouvent pas leur bonheur dans des réponses par trop standardisées ? On leur présente des solutions customisées, définies pour répondre à leurs besoins spécifiques… Autant de problèmes posés, autant de réponses apportées par les spécialistes du secteur. Visiblement, ces derniers ne baissent pas les bras. Au contraire, ils optent pour une vision à long terme et mettent à profit les difficultés du jour pour élaborer les solutions de demain.  

    Alain Vandewynckele, Rédacteur en chef

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  • N°156 - Avril 2013

    L’intelligence en plus

    Les avis sont unanimes. Même arrivés à un haut niveau de maturité, les composants mécaniques « purs » ont encore de beaux jours devant eux. Ne serait-ce que parce que leur robustesse, leur longue durée de vie ou leur simplicité d’utilisation les rendent largement suffisants pour bon nombre d’applications qui ne requièrent pas de réponses par trop élaborées. Partant du principe que le mieux est souvent l’ennemi du bien, la sophistication à outrance des solutions proposées peut se traduire par des effets contraires à ceux recherchés au départ.

    Cependant, tout le monde se retrouve également pour constater que l’apport d’une dose d’électronique et d’informatique à la mécanique originelle lui a permis de franchir des étapes décisives et d’aborder des territoires qui lui étaient jusque là inconnus.
    Ce savant dosage, que l’on retrouve sous le vocable mécatronique, génère d’incomparables progrès en termes de productivité, sécurité, précision et synchronisation, confort et souplesse d’utilisation, collecte d’informations, diagnostic et maintenance. Sans oublier le nerf de la guerre, érigé comme critère de choix numéro un par l’ensemble des utilisateurs :
    les économies d’énergie. Mieux même : il arrive que l’électronique soit amenée à prendre la main, dans certains cas, pour suppléer d’éventuelles carences ou corriger les erreurs de jugement des opérateurs afin d’arriver au résultat souhaité. 

    De toute évidence, l’apport de ce surplus d’intelligence permis par l’électronique et l’informatique s’est imposé comme véritable garant de l’avenir de la mécanique. Tant au niveau du composant seul qu’au niveau supérieur, celui du système, de par les possibilités d’assemblage, de contrôle, de dialogue, de communication et d’interactions des produits qu’il autorise.
    Là encore, la clé du succès réside dans un bon mixage des différentes technologies. Tout en gardant à l’esprit que l’optimisation des rendements et les économies quantifiables qui en résultent demeurent, encore et toujours, les maîtres-mots dans ce domaine.

    Alain Vandewynckele, Rédacteur en chef

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  • N°155 - Février/Mars 2013

    Ces frontières qu’on abat

    Convergence ou opposition frontale ? Coexistence plus ou moins pacifique ou conflit ouvert ? Hasard du calendrier, plusieurs des thèmes et manifestations évoqués dans ce numéro traitent des évolutions des différentes technologies de transmission de puissance et de leur avenir plus ou moins prévisible. Celui-ci se dessinera-t-il dans le cadre d’un développement autonome ou, au contraire, dans une mise en commun de leurs atouts respectifs ? Le moins que l’on puisse dire est que les signaux envoyés par les principaux acteurs du secteur se révèlent souvent assez contradictoires. 
    De nombreux industriels des transmissions prônent ainsi une approche multi-technologique. Ces derniers raisonnent de plus en plus en termes de fonctions nous apprend une étude prospective du Cetim dont nous faisons écho dans ce numéro. Côté donneurs d’ordres, c’est le « coût global » des solutions retenues qui est en passe de s’imposer en tant que critère de choix prioritaire, avec une certaine prédominance de la notion d’efficacité énergétique, suivie de près par l’aspect « développement durable », la facilité de maintenance et la sécurité. Dans ce contexte, le choix se porterait alors, non plus sur une technologie en particulier, mais plutôt sur une combinaison des avantages des unes et des autres en vue de répondre au mieux à ces objectifs. De tout cela découlerait la convergence des technologies vers des solutions qui verraient les frontières entre celles-ci tomber les unes après les autres. L’étude du Cetim met d’ailleurs l’accent sur la généralisation de la mécatronique qui, déjà intégrée dans la chaîne d’information, la régulation, la commande ou les capteurs par exemple, tend à progresser dans d’autres domaines tels que la maintenance ou la sécurité.
    De ce point de vue, ce n’est surement pas un hasard si la prochaine foire industrielle de Hanovre, également évoquée dans les pages qui suivent, met cette année l’accent sur la notion « d’Integrated Industry » ; et notamment la communication entre machines et systèmes ainsi que leurs échanges d’informations en temps réel. Une évolution qui participe, sans aucun doute, de cette convergence multi-technologique. Pour autant, ces tendances apparaissent un peu plus floues dès lors que l’on descend au niveau des composants. Ainsi, notre dossier sur les vérins fait apparaître un certain clivage entre ceux qui leur prédisent un avenir « tout mécatronique » et les tenants d’un développement séparé. 
    Ces derniers arguent notamment du fait que certaines solutions ne sont pas transposables d’un secteur à un autre. D’où la subsistance de plusieurs « chapelles », chacune ne se concevant qu’à l’exclusion de toutes les autres. Au milieu de tout cela, l’utilisateur a parfois du mal à s’y retrouver. Car après tout, son principal souhait est de disposer de systèmes fonctionnant au meilleur coût et lui permettant de gagner tant en productivité qu’en qualité de fabrication. En la matière, c’est encore et toujours l’application qui commande. Des caractéristiques de celle-ci découle tout naturellement le choix des technologies à mettre en œuvre. 

    Alain Vandewynckele, Rédacteur en chef

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