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Alfa Laval vise une croissance annuelle moyenne de 8%

Fort de sa position de leader sur ses principaux marchés, Alfa Laval affiche une stratégie de développement ambitieuse. La filiale française du groupe suédois contribuera de façon substantielle à la réalisation de ces objectifs. Pour cela, elle a identifié plusieurs marchés en croissance et mise sur des technologies innovantes.

Le groupe Alfa Laval a enregistré des prises de commandes d’un montant de 4.019 millions d’euros en 2014, en progression de 18% sur l’exercice précédent. Le groupe suédois, qui emploie quelque 17.100 personnes, revendique une position de leader dans ses trois domaines d’activité : l’échange thermique, la séparation et le transfert des fluides. Il détient ainsi plus de 30% du marché mondial de l’échange thermique, secteur à l’origine de 53% de son chiffre d’affaires. Alfa Laval sert en outre 25 à 30% du marché mondial de la séparation (séparation des liquides les uns des autres, des particules solides des liquides et des particules et liquides des gaz), domaine qui génère 22% de son activité, ainsi que 10 à 12% du marché mondial du transfert de fluides (pompes et vannes) représentant 11% de son chiffre d’affaires. Fort de ces résultats, le groupe affiche une politique ambitieuse pour les prochaines années et vise « une croissance annuelle moyenne d’au moins 8% sur un cycle de business ». Sur ce total, 4 à 5% devraient être générés par de la croissance organique tandis que les opérations de croissance externe contribueront à ce résultat à hauteur de 3 à 4%. Il est vrai que l’offre technologique du groupe s’est singulièrement étoffée ces dernières années à la suite de l’acquisition de gammes complémentaires telles que les échangeurs tubulaires Olmi, les chaudières industrielles et les systèmes de récupération de chaleur d’Aalborg Industries, les échangeurs soudés haute pression CorHex, les unités de combustion de gaz de la Snecma, ou encore les systèmes de pompage offshore Frank Mohn pour n’en citer que quelques uns. Les opérations de recherche & développement ont représenté 2,2% du montant des ventes en 2014, tandis que quelque 1,7% du montant des revenus générés par le groupe ont été consacrés à de nouveaux investissements l’année dernière. 

Investissements en France
Plus de 9% de ces investissements ont bénéficié à la France au cours du dernier exercice. Ils ont notamment  concerné le renforcement du centre d’expertise des échangeurs soudés, avec la création par Alfa Laval Vicarb au Fontanil-Cornillon (38) d’une ligne de production d’un nouvel échangeur à plaques et calandre qui sera lancé en juin 2015, et le renforcement des postes de soudure d’Alfa Laval Spiral à Nevers (58). Après avoir procédé à l’automatisation d’une ligne complète en 2012, Alfa Laval Moatti (78), spécialisée dans les filtres automatiques pour moteurs diesel, va mettre un nouveau banc de tests R&D en service en 2015. L’usine d’Alfa Laval HES (59) a bénéficié, quant à elle, d’une nouvelle implantation à Pontcharra-sur-Turdine et a lancé une nouvelle gamme de préparateurs ECS. Enfin, Alfa Laval Packinox, qui fabrique des échangeurs à Chalon-sur-Saône, a reçu de nouveaux équipements destinés à son atelier d’assemblage. A l’origine de 8% du total des prises de commande enregistrées par Alfa Laval, les usines françaises, qui exportent quelque 82% de leur production dans le monde entier, apportent une contribution substantielle aux résultats du groupe. La filiale française place également de grands espoirs dans le développement des 22 pays d’Afrique du Nord et de l’Ouest qu’elle a sous sa responsabilité. « Il y a un large potentiel pour les équipements Alfa Laval en Afrique, notamment sur les marchés du pétrole et du gaz, de la marine, du diesel et de l’agroalimentaire », analyse Maryne Lemvik, présidente d’Alfa Laval France & North West Africa. Un bureau commercial vient ainsi d’être ouvert à Accra, au Ghana, tandis qu’un réseau local de partenaires autorisés est en cours de développement sur le continent africain.

Une expertise multi-produits au plus près du client

 Alfa Laval exploite 34 unités de production dans le monde, auxquelles s’ajoutent un certain nombre d’unités de fabrication et d’assemblage de plus petite taille. Le groupe suédois veille à travailler au plus près de ses clients, notamment par l’intermédiaire de ses 106 centres de services, ses 55 sociétés de vente et ses 45 représentations commerciales. Implanté en France depuis 1907, Alfa Laval y dispose de 2 entités commerciales, de 3 centres d’expertise et de 5 sites de production concernant les échangeurs soudés, les filtres pour moteurs diesel et les systèmes d’échange thermique pour eau chaude sanitaire. Deux centres de service d’Alfa Laval France sont spécialisés respectivement dans les échangeurs à plaques et joints (69) et les échangeurs Compabloc (38), tandis qu’un nouveau centre devrait ouvrir prochainement au nord du pays. Sur la base de cet ensemble, Alfa Laval France se fait fort d’apporter « une expertise multi-produits à moins de deux heures de chaque client ». Alfa Laval France développe deux canaux pour aborder le marché : les ventes directes aux clients finaux, avec la mise en œuvre de solutions personnalisées, et les ventes indirectes via un réseau de partenaires distributeurs et intégrateurs agréés et le développement d’une stratégie digitale, dont le e-commerce. Implanté sur l’ensemble du territoire français, le réseau de distribution est riche de 260 points de vente spécialisés dans les équipements hygiéniques, le HVAC, la réfrigération ou les fluides et utilités. A ce réseau s’ajoutent dix partenaires de services. 22 pays d’Afrique du Nord et de l’Ouest sont également sous la responsabilité de la filiale française. Un bureau commercial a ainsi été ouvert à Accra, au Ghana pour desservir une zone que l’entreprise estime riche de potentialités pour ses produits et spécialités.

Innovations
Alfa Laval France mise enfin sur plusieurs technologies innovantes pour accroître ses parts de marché. Il s’agit notamment des échangeurs soudés compacts qui permettent d’économiser de la place, du poids, du temps et de l’argent sur les installations offshore. Ainsi, les échangeurs à circuit imprimé PCHE combinent une robustesse supérieure avec un transfert de chaleur exceptionnellement élevé dans une unité jusqu’à 85% plus compacte et légère qu’un tubulaire correspondant. Sa plage de fonctionnement est très large, allant de températures cryogéniques jusqu’à + 980°C, pour des pressions jusqu’à 650 bar. Quant aux tout nouveaux modèles à plaques et calandre DuroCore, lancés cette année, ils sont conçus pour résister à l’encrassement et à l’entartrage. Leur maintenance est aisée grâce à un cœur totalement retirable. Leur plage de fonctionnement va de – 46°C à + 200°C, pour des pressions jusqu’à 250 bar. On peut encore citer les échangeurs Packinox, ainsi que les solutions environnementales pour la Marine, notamment les scrubbers PureSox pour le lavage humide des gaz d’échappement des moteurs afin d’en extraire les SOx…

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