La mécanique française poursuit sa progression

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Les industries mécaniques françaises ont enregistré un chiffre d’affaires de 132,2 milliards d’euros en 2018, en hausse de +2,8 % par rapport à l’année précédente, et ce dans les mêmes proportions sur le marché domestique qu’à l’exportation.

Par secteurs, la transformation des métaux progresse de 2,1 %, l’équipement mécanique de 3,4 % et la précision de 3,5 %. L’industrie mécanique française conserve sa 6e place mondiale derrière la Chine, les États-Unis, le Japon, l’Allemagne et l’Italie. L’accélération des exportations découle notamment de la bonne dynamique qu’elle entretient avec les pays de l’Union Européenne vers lesquels sont dirigés 57,2 % des 51,3 milliards d’euros réalisés sur le marché étranger. L’Allemagne est le premier pays client avec 15,1 % des exportations, en hausse de + 3,4 % par rapport à 2017. Les exportations à destination des Etats-Unis, deuxième pays client en 2018, représentent 8,2 % du total. A l’inverse, les ventes à destination de l’Asie-Océanie enregistrent un net ralentissement.

Effectifs en hausse
Premier employeur industriel de France (environ 20 %), les industries mécaniques emploient 615 450 salariés. Pour la première fois depuis 2008, leurs effectifs sont en hausse de 450 postes en 2018. « Néanmoins, les difficultés pour trouver des personnes qualifiées demeurent et la profession reste mobilisée pour attirer tous les talents vers l’industrie en soutenant notamment la Semaine de l’Industrie et la Fondation Usine extraordinaire », note la Fédération des industries mécaniques (FIM). « Le ralentissement du marché intérieur ressenti fin 2018 devrait se poursuivre en 2019, notamment dans l’automobile et le bâtiment. Parallèlement, la décélération de la demande en provenance des pays tiers devrait limiter la hausse des exportations », poursuit la Fédération qui prévoit environ 1,5 % de hausse de l’activité des industries mécaniques en 2019.

Le risque de l'endettement
La FIM alerte cependant sur le fait que les industriels français font le pari de l’industrie du futur et pour cela s’endettent fortement. Une situation à risque en cas de retournement de conjoncture. « Il est essentiel de traiter le problème numéro un des usines, celui de la fiscalité. Nos usines doivent enfin bénéficier d’une fiscalité compétitive qui ne taxe pas l’investissement et la prise de risque », souligne Bruno Grandjean, président de la FIM.

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