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Formation oléohydraulique et électrique : 
Air France fait confiance à l’IFC

Voilà maintenant une quinzaine d’années qu’Air France fait confiance à l’IFC pour la mise en œuvre de parcours de formation dédiés à ses collaborateurs. Dernier exemple en date, une troisième promotion de techniciens de maintenance des matériels de piste vient de suivre le cursus oléohydraulique et électrique élaboré par l’institut. Un parcours validé par l’obtention d’un diplôme reconnu à l’échelon national. Fort de ce succès, une quatrième promotion est déjà prévue en 2018 !

Soucieuse de conserver et développer ses compétences en interne, Air France souhaite privilégier la mobilité de ses collaborateurs. La compagnie aérienne leur propose donc des parcours de formation appropriés leur permettant de bénéficier d’évolutions intéressantes tout en satisfaisant les besoins de ses différents services. 
« Suite à plusieurs plans de départs volontaires successifs, nous avons été confrontés à des problèmes de sous-effectifs dans certains secteurs. D’où la décision de mettre en place des plans de reconversion afin d’amener les compétences là où nous avions le plus besoin », explique Patrick Mas, responsable de production chez Air France.

Expérience
C’est dans ce contexte qu’Air France fait appel depuis plusieurs années à l’IFC pour l’élaboration et la prise en charge de formations dédiées à ses besoins dans les domaines hydraulique et électrique. L’expérience de plus de quarante ans dont peut se targuer l’organisme de formation a joué un rôle déterminant dans ce choix. Patrick Mas se souvient de ses premières formations en hydraulique à l’IFC. « C’était en 1983 et j’avais alors particulièrement apprécié la qualité des supports de cours et le professionnalisme des formateurs », rappelle-t-il. Depuis, l’IFC a continué de se forger une solide réputation en matière de formation hydraulique. C’est donc tout naturellement que les deux partenaires se sont retrouvés, quelques années plus tard, pour de nouvelles collaborations quand le besoin s’est fait sentir. 
Entre autres interventions chez Air France, l’IFC s’est notamment vu confier la formation des techniciens de maintenance des matériels de piste, une activité qui suppose l’intervention de personnels particulièrement qualifiés. L’enjeu est d’importance puisque, sur le site de Roissy par exemple, ces matériels concernent quelque 700 machines et engins motorisés qui évoluent sur les pistes afin d’assurer la desserte des nombreux avions accueillis quotidiennement par l’aéroport…

Démarrée en 2015, l’opération se répète depuis chaque année. Les formateurs de l’IFC se déplacent sur le site de leur client à Roissy où ils assurent des cours à la fois théoriques en salles et pratiques sur les équipements d’Air France. Les stagiaires passent une semaine par mois en formation sur une période totale de dix mois. Le cursus est sanctionné par un examen donnant lieu à l’attribution d’un CQPM (Certificat de qualification paritaire de la métallurgie), véritable diplôme reconnu à l’échelon national. C’est ainsi que fin 2017, cinq nouveaux stagiaires se sont vu remettre leur CQPM de techniciens de maintenance des matériels de piste à l’occasion d’une petite cérémonie organisée par Air France au sein de ses locaux.

Une démarche exigeante
Pour être valorisante, cette démarche n’en est pas moins extrêmement exigeante pour les stagiaires. Déjà en poste chez Air France, parfois dans des domaines très éloignés des techniques hydrauliques et électriques, ces derniers doivent faire preuve de persévérance avant de voir leurs efforts recompensés par la remise du diplôme. « Nous avons affaire à des gens particulièrement motivés, venant d’horizons très différents. Reprendre des études tout en poursuivant leur activité professionnelle demande beaucoup de volonté et une forte implication de leur part », tient à souligner Patrick Mas. De fait, les expériences des lauréats sont très diverses. Eric Desayes, par exemple, est entré chez Air France en 2000 en tant que mécanicien avant d’exercer le métier de pompier sur le site d’Orly pendant plusieurs années. « C’est la volonté de revenir à la mécanique qui m’a incité à suivre cette formation », explique-t-il. Pascal Covlet, quant à lui, se définit également comme « un passionné de mécanique » et consacre une bonne part de ses loisirs à la remise en état d’anciennes motos. Après avoir accumulé une solide expérience sur le terrain en tant que technicien polyvalent sur la zone avions, d’abord à Roissy puis à Bordeaux, il avoue que cela faisait longtemps qu’il « attendait cette opportunité ». Sans pour autant nier l’important investissement personnel qu’a supposé cette reconversion, notamment « le fait de revenir sur les bancs de l’école à l’âge de 55 ans ! »
Thomas Pinon, qui vient également de décrocher son CQMP fin 2017, met aussi en avant le fort investissement personnel nécessaire pour aller au bout du cursus. Pour lui, l’hydraulique a constitué « une véritable découverte ». « Les connaissances acquises lors de ce stage m’ont permis de gagner en autonomie dans mon travail », se réjouit-il... 

Nouvelle promotion en 2018
Ces expériences diverses attestent de la réussite de l’opération. Laurent Noblet, directeur de l’IFC, s’en félicite. Il se déclare « heureux d’aider les salariés d’Air France à réussir leur reconversion professionnelle ainsi que de leur faire aimer l’hydraulique ! »
Ce succès encourage les responsables d’Air France à persévérer dans cette voie. Emmanuel Lambert-Multon, responsable de formation matériel de piste, ne cache cependant pas le fait que « la mise en place de ces actions suppose un important travail en amont de sélection des stagiaires ainsi que des tuteurs qui vont les accompagner tout au long de leur cursus ». Ces derniers se doivent, en effet, de posséder une solide expérience, complétée le cas échéant par une formation à l’accompagnement pédagogique. Il n’empêche, une quatrième promotion est d’ores et déjà prévue pour 2018 avec le concours de l’IFC. A son issue, c’est une vingtaine de personnes au total qui auront été formées à la maintenance des matériels de piste. En outre, et après une longue période de disette consécutive à la crise des années 2008-2009, les investissements devraient repartir. Quelque 20 millions d’euros seront consacrés en 2018 à l’acquisition de nouveaux matériels de piste qui viendront s’ajouter à un parc machines évalué à 200 millions d’euros et réparti sur 17 escales (13 en France et 4 dans les Caraïbes et l’Océan Indien). Dotées de systèmes électrohydrauliques de plus en plus sophistiqués, ces machines devraient logiquement entrainer de nouveaux besoins en termes de maintenance… et donc de formation !  

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