La FIM alerte sur la hausse des prix

En 2022, les entreprises mécaniciennes, déjà touchées par la crise Covid, vont devoir faire face à la hausse des prix des métaux et de l’énergie, aux difficultés d’approvisionnement des matières premières et à la crise en Ukraine.

La Fédération des industries mécaniques (FIM) alerte les pouvoirs publics sur le comportement de grands fournisseurs de matières premières, notamment du métal, « qui invoquent un cas de force majeure et adressent des avenants aux contrats de fourniture en cours, avec des hausses de prix importantes, et viennent mettre en danger les PME du secteur déjà très fragilisées. »
« Les industries mécaniques demandent la levée des mesures de sauvegarde destinées à protéger depuis 2018 la sidérurgie européenne des importations de produits sidérurgiques asiatiques et turcs. Elles ne font que protéger l’activité des sidérurgistes, qui n’arrivent plus à répondre à la demande dans des conditions économiques raisonnables. Sur un plan plus global, l’Institut Rexecode estimait début mars que le coût de cette guerre pourrait engendrer une perte de 0,7 à 1 point de PIB à l’économie française en 2022. »

Fort rebond en 2021
Après une forte baisse en 2020 durant la crise sanitaire, les industries mécaniques enregistrent en 2021 un chiffre d’affaires de 133,8 milliards d’euros, en hausse de 11,4 %. Une croissance due au redressement du marché intérieur (+11,7 %) et à la bonne tenue des exportations (+11 %). Ces résultats permettent au secteur d’atteindre un niveau quasi équivalent à celui de 2019 (134,6 milliards d’€). Les quatre secteurs d’activité des industries mécaniques ont enregistré en 2021 un fort rebond qu’il convient de lier à un effet de base : les équipements de production et équipements mécaniques (10,6 %), les composants et sous-ensembles intégrés (10,2 %), les pièces mécaniques issues du secteur de la sous-traitance (14,4 %) et les produits de grande consommation (13,7 %) : cette reprise concerne surtout la coutellerie.

Effectifs en légère baisse et difficulté à recruter
La mécanique française compte en 2021, 10 646 entreprises de plus de 10 salariés. Premier employeur industriel de France (environ 20 %), le secteur enregistre une baisse de ses effectifs de 1,9%, passant de 602 523 à 591 327 salariés. Ce recul est à mettre en parallèle avec la légère augmentation du nombre de défaillances d’entreprises en 2021 mais aussi à la difficulté de recrutement. En effet, les industriels mécaniciens, notamment les PME, peinent à trouver de la main d’œuvre française qualifiée pour de nombreux métiers.