L’agroéquipement à la peine

© D. R.

Les professionnels de l’agroéquipement s’attendent à une baisse de leur activité pouvant aller jusqu’à -10 % voire -20 %, selon le baromètre mené par AXEMA auprès de ses adhérents, conséquence des baisses substantielles de chiffre d’affaires enregistrées en mars et avril : -25 % et de -30 % pour les fabricants et importateurs de matériel agricole et -40 % et de -45 % pour les professionnels des espaces verts.

Pour s’ajuster à la crise, les entreprises prévoient de réduire leurs dépenses de fonctionnement en moyenne de 35 %, et leurs dépenses d’investissement de 30 %. Auparavant, les années 2018 et 2019 figuraient parmi les meilleures de la dernière décennie. Les fabricants et importateurs de matériel agricole — 520 entreprises qui emploient 26 000 salariés — ont réalisé, en 2018, un chiffre d’affaires cumulé de 12,6 milliards d’euros. Le marché français des agroéquipements s’est quant à lui établi à 6,1 milliards d’euros en 2019, en hausse de +12,5 % par rapport à 2018. Un nouveau sommet de ventes d’équipements neufs a ainsi été atteint dépassant le précédent record de 2013 (6,09 milliards d’euros). Au niveau des ventes de matériel neuf en France, cinq familles de produits ont connu de fortes progressions en 2019 : les tracteurs agricoles, le matériel de travail du sol, semis & fertilisation, le matériel d’élevage, le matériel de fenaison et le matériel de transport. Ces cinq familles ont toutes enregistré des progressions à 2 chiffres. À l’opposé, 2019 a été une année bien plus difficile pour le matériel d’entretien des espaces verts, pénalisé par la météorologie (sécheresse), ainsi que pour le matériel d’arrosage et de protection des cultures, dont les perspectives sont incertaines compte tenu de l’abandon programmé du glyphosate. 

Nos dernières actualités

Aichi, capitale industrielle du Japon, accueillera en 2024 ce nouvel événement dédié aux innovations japonaises et européennes de l’industrie 5.0 et viendra compléter les éditions parisienne et lyonnaise du salon Global Industrie.

Après l’arrivée à l’été 2022 d’un premier centre d’usinage Mazak, Latty International, spécialiste des solutions d’étanchéité, continue de renforcer ses capacités industrielles en investissant dans un nouveau centre d’usinage à commande numérique.

Cinq salariés d’Air France viennent d’obtenir leur diplôme : un CQPM (Certificat de qualification paritaire de la métallurgie) qui les qualifie en tant qu’agent de maintenance sur les équipements de manutention. L’IFC a dispensé cette formation en alternance pendant près d’un an auprès de son partenaire de longue date.

Evolis (fusion du Cisma, du Symop et de Profluid), souligne les bons résultats obtenus par ses adhérents en 2022, avec des prises de commande en hausse de 29%. Le renchérissement de l’énergie noircit cependant le tableau.

Le 1er mars 2023, Claunel Massiès a pris la direction du centre de commercialisation français d’Endress+Hauser.

La PME de l'hydraulique étoffe son service de maintenance sur site.

L'accès à la totalité de la page est protégé.

Je m'inscris

Identifiez-vous